Centrale alarme
Cerveau du dispositif. Reçoit, analyse, décide. Programmable par zones, par plages horaires, par utilisateur. Sauvegarde batterie pour résister aux coupures.
L'alarme protège, mais c'est l'étude des flux humains qui décide où poser les détecteurs. Une centrale n'a de valeur que si chaque capteur est posé au bon endroit, sur le bon trajet, à la bonne hauteur.
Quatre étapes, dans cet ordre. Si l'une est mal calibrée, l'ensemble perd son sens : alarmes intempestives, levées de doute inutiles, voire silence quand il ne faut pas.
Le matériel ne fait pas le système. Mais sans matériel choisi pour la situation, le système n'existe pas. Voici les briques que nous assemblons — et ce que chacune justifie.
Cerveau du dispositif. Reçoit, analyse, décide. Programmable par zones, par plages horaires, par utilisateur. Sauvegarde batterie pour résister aux coupures.
Infrarouge passif (IRP), double technologie (IR + hyperfréquence), rideau pour ouvertures. Le bon choix dépend du gabarit de la pièce, des animaux, des sources de chaleur.
Détection magnétique sur portes et fenêtres. Périmétrique : on sait dès que ça s'ouvre, avant qu'un volume soit franchi. Encastrable ou apparent selon huisserie.
Dissuasion immédiate. Sirène extérieure auto-protégée (anti-arrachement, anti-mousse), flash haute visibilité. Sirène intérieure pour saturer le volume et chasser l'intrus.
Double voie de transmission. IP en principal, GSM en secours (ou inverse). En cas de coupure d'une voie, l'alerte part par l'autre. Chiffrement et supervision permanente du lien.
Centre opérationnel certifié APSAD P3, 24/7. Levée de doute audio ou vidéo, prise en main directe, intervention sécurité privée, appel forces de l'ordre selon protocole.
Les deux fonctionnent. Aucun n'est universellement meilleur. Le bon choix dépend du bâti, du budget, du calendrier et du niveau d'exigence — pas de la mode.
Chaque détecteur tiré en câble dédié vers la centrale. Topologie historique, encore reine sur les sites neufs ou en gros œuvre.
Chaque détecteur communique en radio bidirectionnelle chiffrée vers la centrale. Pose rapide, propre, réversible.
Les centrales modernes sont hybrides : on mixe filaire (zones critiques, accès principaux) et radio (zones d'extension, détecteurs déportés). C'est presque toujours la bonne réponse — on étudie le site avant de trancher.
Trois référentiels structurent le métier en France. Connaître son grade et son type, c'est savoir ce qu'on installe et ce que l'assureur attend.
Norme européenne harmonisée. Définit la résistance du système face à un intrus selon son niveau d'expertise estimé.
Référentiel d'installation français reconnu par les assureurs. Définit la couverture (périmétrique, volumétrique, ponctuelle).
Marque délivrée par le CNPP (Centre national de prévention et de protection). Garantit que le matériel a passé des tests de résistance à l'effraction et au sabotage.
Demandez à votre installateur le grade, le type APSAD visé et les certificats des matériels.
Pour les pros, le contrat d'assurance impose souvent un grade et un type minimal — exigez-le par écrit.
Conseil indépendant. On ne place pas d'A2P3 sur un pavillon, mais on ne sous-dimensionne jamais un site sensible.
On vient voir le bâtiment, on cartographie les flux, on chiffre. Vous repartez avec un plan que vous pouvez nous confier — ou pas. Aucune pression, aucun frais d'étude.